Ma recherche
Le mystère du vivant
Du théâtre au Feldenkrais — une seule question, suivie par deux chemins.

Le vivant
Une question me suit depuis toujours : qu'est-ce que le vivant ? Comment il fonctionne ? Comment il pourrait fonctionner mieux encore ? Cette recherche, je la poursuis dans deux champs à la fois : ma vie et le théâtre. Sur un plateau, c'est une évidence pour un acteur : comment être le plus vivant possible ? Mais dans la vie aussi — si tant est que cela ait un sens — comment être encore plus vivant qu'on ne l'est déjà ?
Le théâtre
Dans ma pratique théâtrale, cette recherche a commencé par le corps. Un théâtre de gestes et de masques — physique, populaire, joyeusement charnel. C'est dans ce premier moment que j'ai entendu parler pour la première fois de Moshe Feldenkrais. Puis, petit à petit, ma recherche s'est déplacée vers un théâtre d'une tout autre nature — plus psychologique, fondé sur les mouvements de l'âme. Ce qui pourrait ressembler à une rupture n'en est pas une : c'est la même recherche, par une autre porte — celle du vivant sur le plateau.
Le Feldenkrais
Le Feldenkrais, c'est cette même recherche dans la vie : comment agir, par le mouvement, sur les êtres humains tout entiers que nous sommes. J'ai été formé par Myriam Pfeffer, l'une des treize premiers élèves de Moshe Feldenkrais, et certifié en 2012. Je continue de me former auprès de sa fille, Sabine Pfeffer, aujourd'hui une des formatrices les plus reconnues au monde. Depuis 2024, je suis assistant formateur et j'organise à Paris la nouvelle formation dont elle est la directrice pédagogique. Comme Feldenkrais — ingénieur, physicien et pionnier du judo en France —, j'unis deux héritages : une formation scientifique solide (ingénieur, mathématiques) et une pratique organique et sensible, née du plateau.
Le Balagan'
« Balagan' » m'a suivi toute ma vie. Chez Meyerhold, c'est le théâtre de tréteaux — populaire, forain, joyeusement physique. En hébreu, c'est le désordre, le joyeux bazar — et Feldenkrais aimait dire que sa méthode remet un peu d'ordre dans le nôtre. Le mot tient mes deux côtés ensemble. C'est aussi le nom du lieu que j'ai bâti de mes mains, tout proche de Paris : un lieu de vie et de travail, tout entier dédié à une seule recherche — le mystère du vivant.